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Tachkent Les vestiges de Tchatch, première ville établie il y a plus de 2000 ans en tant que grande oasis prospère et anéantie au début du VIIIe siècle par les arabes, subsistent encore sous la colline Ming-uriq («Mille abricotiers»). Pendant longtemps, cette ville, située sur les bords de la rivière Tchirtchik, affluent du Syr-Daria, près de la chaîne montagnarde de Tian Shan, fut une étape importante sur la Route de la Soie, pour les voyageurs faisant du commerce entre la Chine et l'Europe, le point de départ des caravanes allant vers la vallée de Ferghana, Kashgar et ensuite vers l'Empire du Milieu.
![]() Avant d'entreprendre la campagne de l'Inde en 323 av. J.-C., Alexandre le Grand quitte son quartier général à Maracanda (Samarcande) pour conquérir la citadelle à la place de l'actuelle Tachkent, au sud de laquelle, sur Jaxartes (Syr-Daria), il ordonna la construction d'une ville-comptoir et forteresse qu'il nommerait Alexandrie Eskhaté (extrême). Point d'attache important du commerce et d'artisanat sur les itinéraires de caravanes, l'actuelle Tachkent fut aussi le pôle principal de la réligion de zoroastrisme jusqu'à ce que la conquête arabe, suite à la Bataille de Talas au début du VIIIe siècle, y importa l'islam. ![]()
La ville fait ensuite objet de l'arrivée massive, mais pacifique, des immigrants russes, attirés par le climat clément de cette contrée orientale nouvellement conquise. Tachkent est alors divisée en Ville nouvelle (russe), verte et européenne, et la Vieille Ville (autochtone), traditionnelle et poussiéreuse. A la limite de la Nouvelle et de la Vieille Ville, de part et d'autre du vieux canal d'Ankhor s'est constitué le centre moderne de Tachkent bordée par des bâtiments administratifs et des édifices publics. ![]()
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Tachkent a accueilli plusieurs centaines de milliers de familles soviétiques fuyant l'invasion hitlérienne à l'ouest, dont de multiples orphelins de guerre, ce qui accéléra la russification de la ville. Une partie des industries lourdes de la partie européenne de l'URSS y a également été évacuée (ces usines sont restées en Ouzbékistan après la guerre, contribuant à l'industrialisation de la république). La célèbre poétesse russe Ann Akhmatova, fuyant tant les Allemands que Staline, se réfugia dans la capitale ouzbek de 1941 à 1945.
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Le musée de Samarkand offre quelques exemples de silex taillés trouvés sur place. Le site archéologique est appelé Afrosiab.
Marco Polo (vers 1272) n'est pas passé à Samarkand, son itinéraire vers la Chine est plus au sud en Afghanistan. Mais son père et son oncle sont allés jusqu'à Boukhara par la route traditionnelle de la soie dont le prolongement naturel est Samarkand avant de traverser le Pamir vers Kachgar en Chine. Samarkand est une très noble et grandissime cité, où se trouvent de très beaux jardins et tous les fruits qu'homme puisse souhaiter. Les gens y sont chrétiens et sarrasins. Ils sont au neveu du Grand Khan, qui n'est point son ami, mais bien souvent a été en querelle avec lui Marco Polo (1255-1324) Le devisement du monde, Le livre des merveilles (Tome I), éditions FM/La Découverte ![]()
Selon la légende, Khiva fut fondée à l'endroit où Sem (le fils de Noé) creusa le puits Keivah. Khiva fut jusqu'au début du siècle la capitale du Khorezm (qui fut un royaume vassal de la Perse). La région particulièrement aride a développé un système d'irrigation complexe à partir du IIe millénaire av. J.-C. et fut visitée par différents conquérants : Perses, Grecs, Arabes, Mongols, Ouzbeks.
Bien qu'ayant conservé peu de monuments très anciens, elle constitue un exemple cohérent et bien préservé d'architecture musulmane de l'Asie centrale avec des constructions remarquables comme la mosquée Djouma, les mausolées et les medresas et les deux magnifiques palais édifiés au début du XIXe siècle par le khan Alla-Kouli. Depuis 1990, le quartier d'Itchan Kala de Khiva fait partie du Patrimoine mondial de l'UNESCO. ![]()
Son nom est souvent dérivé du sanskrit vihara : monastère bouddhiste. Elle est la capitale de la province de Boukhara (Buxoro Viloyati). Population La ville compte environ 240 000 habitants. La majorité des Boukhariotes est de langue tadjike (variante du persan). On compte également une communauté juive, dits juifs boukhariotes, autrefois importante, aujourd'hui en déclin. ![]()
Au cœur de la Route de la soie et du royaume perse, Boukhara et Samarcande ont été rattachées à la République socialiste soviétique d'Ouzbékistan sous Staline.
Boukhara vit passer vers l'an 1000 deux des gloires scientifiques de l'Asie Centrale, le grand médecin et philosophe Avicenne (Abu Ali Ibn Sînâ), né à proximité (980-1037) et le savant encyclopédiste al-Biruni (mathématicien, physicien, astronome, historien, etc.), né près de Khiva (973-1048), qui correspondit avec Avicenne. ![]()
Ulugh Beg reçut à Boukhara à l'hiver 1420-1421 une ambassade du Tibet, mais aucun détail ne nous est connu de cette rencontre. ![]() Le khanat de Boukhara (1599-1920), qui englobait Samarcande, fut l'un des trois khanats ouzbeks issus de la dislocation du khanat de Djaghataï, avec ceux de Khiva et de Kokand. Boukhara a donné son nom au bougran, une toile forte utilisée dans la doublure de vêtements, orthographiée boquerant par Marco Polo. |












